Épisode 3
- EKKIA
- 15 janv.
- 4 min de lecture
Lancer un nouveau produit sur le marché équestre nécessite de l’intuition, de la créativité et une maîtrise très fine du positionnement de la marque et du process de fabrication.
Chez Ekkia Sport, Céline Leroux, directrice artistique des marques Pénélope et Paddock Sports, et Xavier Darage, directeur des achats, forment un duo indissociable.
🛣️ Leur parcours ?
🌟 Le processus créatif ?
🏆 Les succès passés et à venir ?

Quel est votre parcours respectif et comment avez-vous fait la rencontre d’Ekkia Sport ?
XD : Pur autodidacte pour ma part. Je suis entré à vingt ans dans la vie active avec un parcours principalement en grande distribution dont 10 ans chez Decathlon en ayant participé à la création de la marque Fouganza en 1994. Pour la petite histoire, nous nous sommes croisés avec Céline sur le magasin Decathlon d’Herblay, dans le Val d’Oise ! Pour Ekkia, j’y ai travaillé une première fois en 2001 pendant 18 mois comme directeur export, puis l’ai de nouveau intégrée 15 ans plus tard pour structurer la fonction achats en tant que directeur des achats.
CL : De mon côté, très tôt, j’ai développé un vrai goût pour l’entrepreneuriat. J’ai d’abord ouvert une sellerie à Maisons-Laffitte pendant cinq ans, de 1998 à 2003. Puis, dans la continuité des attentes de mes clients cavaliers et avec l’ascension vers le haut-niveau de mon amie d’enfance, la cavalière Pénélope Leprévost, j’ai d’abord créé la marque Paddock Sports qui fabrique du textile équestre sur mesure et personnalisable. Ensuite, il y a la création de la marque Pénélope Collections en 2010 et le rapprochement avec Ekkia Sport en 2018.
Quel est le processus créatif ?
CL : Ce que j’aime par-dessus tout, c’est la création et le chemin parcouru jusqu’à l’arrivée du produit en rayon : imaginer de nouvelles collections, anticiper sur des tendances, diversifier les gammes comme nous l’avons fait récemment chez Pénélope avec les bijoux et la maroquinerie. Mais sans l’équipe des achats d’Ekkia Sport, toutes ces idées ne verraient pas le jour. Ensemble, on travaille sur des prototypes, on cherche le matériau parfaitement adapté, on détermine un positionnement optimal du prix… Toutes les familles de produits doivent co-exister en harmonie avec les valeurs de la marque : des pièces élégantes, casual chic et bien pensées pour nos clientes cavalières.
XD : Comme Céline a vingt idées à la seconde, on échange au minimum dix fois par jour ! La clé, c’est notre complémentarité et la parfaite connaissance du cœur de cible. Mon rôle est de mettre en musique les idées de Céline, dans une équipe où Michèle Trapp (gestionnaire) est le pilier organisationnel de la marque, Natalia Ehrohlt (modéliste) est focus sur les taillants et Lara Pitteli (cheffe de produit) axée sur le référencement. Un comité de pilotage est organisé chaque mois à Haguenau où nous nous mettons tous autour de la table en présence de Pascal Gautherin, de Laetitia Bourdon pour valider les idées, les prototypes et les plans de collection. Et bien sûr, il faut que ça matche avec les remontées terrain dont nous fait part Monique Westerdaal, en tant que directrice commerciale, en particulier celles de l’export, qui sera notre focus pour les années à venir.
Qu’est-ce qui fait que Pénélope est une marque différente et qui explique de ce fait son succès ?
CL : Je dirais l’originalité de la marque dans un milieu assez traditionnel, même si on remarque que les lignes bougent depuis quelques années. Il y a aussi le fait que nous pensons chaque produit pour qu’il soit le plus adapté aux aspirations des jeunes femmes cavalières qui veulent voir un peu plus de fun dans leur vestiaire équestre. Enfin, de nombreuses pièces du catalogue Pénélope peuvent tout à fait s’imaginer à la ville en dehors des écuries, c’est sans doute une des forces à venir de la marque.
XD : c’est vrai que dans le sillage de Céline, nous explorons des marchés que nous ne couvrions pas jusqu’à présent. La création des lignes de parfums, de la maroquinerie et bijoux en est la meilleure illustration. A nous de nous adapter à la fabrication de ces nouveaux produits, de trouver de nouveaux fournisseurs et de les faire grandir avec nous. Nos principaux fournisseurs sont totalement impliqués dans l’évolution de la marque. Le rapport de confiance est tel qu’ils en viennent à être apporteurs d’idées. La réussite de la marque, c’est aussi le fait d’avoir comme priorité de ne jamais transiger avec la qualité.
Avec le recul, vos plus beaux succès ? Et des avant-premières sur les futurs produits ?
CL : Sans hésiter, le blouson Lyon, type bombers doublé en polaire ultra douce. C’est un de nos bestsellers qui se porte aussi bien aux écuries qu’en ville. Nous en avons vendu quelques 70 000 exemplaires. Ensuite, il y a les boots doublé 100% imperméables qui rencontrent un beau succès et font le bonheur de nombreux cavaliers qui passent leur journée dans des terrains exigeants. Dans les mois à venir, nous allons poursuivre notre travail de mise en avant de la partie protection/sécurité, avec entre autres l’airbag et le casque Pénélope, et mettre l’accent sur le développement de la maroquinerie mais en visant le hors-équestre. Cette externalisation de la marque Pénélope est particulièrement enthousiasmante.





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