Épisode 16
- EKKIA
- il y a 2 jours
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 11 heures
Véritable globe-trotter, spécialiste en marketing digital, développement commercial et expérience client, Aurélie Labatut a repris les rênes d’Ohlala, qui se présente comme un distributeur d’amour et de bonheurs pour cavaliers et chevaux.
La mission : conquérir de nouveaux territoires, casser les codes, disrupter le secteur.
🛣️ Le parcours d’Aurélie ?
🏇🏻 Le client d’Ohlala ?
🔗 L’apport d’Ekkia ?

Avant de prendre les rênes d’Ohalala, en juin 2025, vous avez fait vos armes dans le commerce et le marketing. Quel a été votre parcours ?
Je suis originaire de la région tourangelle mais à 20 ans j’ai rejoint Bordeaux pour faire mes études de commerce et intégrer Kedge. Et très vite, cap sur l’international, qui m’attirait et plus spécifiquement l’Asie, avec une première expérience en stage en Malaisie-Thaïlande-Japon. Diplôme en poche, j’ai intégré Ernst & Young Conseil. Après 3 années à accompagner des startups et PME dans leur stratégie de développement, j’ai eu la chance d’intégrer un programme européen me permettant de partir deux ans au Japon. A mon retour, je me suis lancée en indépendante avant de rejoindre Cdiscount qui a véritablement construit ma spécialisation dans le digital et l’expérience client. Comme j’avais toujours des fourmis dans les jambes, après 7 années à la direction acquisition et fidélisation de Cdiscount, je suis partie deux ans et demi en Colombie pour professionnaliser les équipes digitales d’une filiale locale et lancer les sites Cdiscount en Colombie, ainsi qu’en Equateur. De retour en France, j’ai pris la direction marketing et commerciale du site web multimarques de mode Monshowroom.com, puis la direction digitale et omnicanale d’IKKS en 2019.
Dont le siège est à côté de Cholet, comme Ohalala. Le hasard fait bien les choses !
Rejoindre l’aventure Ohlala a été une évidence quasi immédiate… Le poste cochait absolument toutes les cases puisqu’il me permettait de rester dans mon environnement familial, d’évoluer dans un univers professionnel en lien avec ma passion de l’équitation, et de mettre en pratique mes connaissances en marketing digital et développement commercial au service d’une marque qui cherchait à s’internationaliser. Ohlala dont j’étais cliente par ailleurs ! La mission qui m’a été confiée par Pascal ? Consolider l’existant suite au départ des fondateurs et conquérir de nouveaux territoires avec pour objectif de doubler le chiffre d’affaires tout en conservant son ADN et sa capacité à innover, casser les codes, disrupter son secteur. En effet, depuis sa création en 2018, Ohlala a été très novatrice dans ses moyens et codes de communication, également par sa proximité avec la clientèle et l’attention qu’elle lui porte. Comme le marché s’est tendu, et que les concurrents nous ont copié, à nous de proposer de nouveaux leviers de différenciation. Ohlala aujourd’hui, c’est une quinzaine de collaborateurs, 80 marques et plus de 80 000 commandes annuelles. Avec des pics d’activité : les soldes, l’anniversaire, en septembre, et surtout le Black Friday - cette période complètement dingue où nous réalisons en 1 seule journée 1 mois de chiffre d’affaires !
Peut-on tracer le portrait-robot du client de matériel équestre ?
En l’occurrence majoritairement une cliente, et plutôt jeune. D’où une utilisation intensive de leurs canaux de communication préférés - Instagram et TikTok - par nos trois chargées de communication qui publient de cinq à dix stories par jour, réalisent des lives très régulièrement, organisent des shooting photos-vidéos et collaborent avec des influenceurs et ambassadeurs externes. A nous également de ne pas délaisser les mamans, ce sont elles qui règlent les commandes le plus souvent mais ce sont aussi souvent des cavalières, qui parfois se remettent en selle après une interruption de plusieurs années. Ce qui est frappant dans l’équitation, c’est comment la mode s’est emparée du secteur. Il y a quelques décennies, une cavalière portait un fuseau, une bombe en velours et prenait le tapis de selle qu’elle trouvait au centre équestre où elle pratiquait. Ce temps-là est totalement révolu. Preuve en est, les 75 000 références que nous proposons à nos clients. Le chantier clé des années à venir, c’est l’hyper personnalisation. A la fois dans le produit - couleurs, marquage, sur-mesure - mais aussi dans la manière de le vendre. On ne vend pas la même chose à un propriétaire de cheval, à un adepte du dressage ou du CSO, à un débutant ou un confirmé, à une femme ou un homme. Ça rejoint la connaissance fine de nos clients, un domaine qui me passionne.
Que vous apporte l’adossement à Ekkia ?
En premier lieu, un accompagnement efficient sur les fonctions supports - RH, juridique, finance – ce qui nous déchargent de problématiques techniques sur lesquelles nous n’avons pas de compétence et valeur ajoutée. Une mutualisation de coûts également, l’accès à un réseau de marques, de distributeurs, de fabricants, des échanges d’expérience avec le réseau Padd qui a les mêmes sujets opérationnels que nous. Et puis, ces derniers mois, la montée en puissance du sujet IA. Avec l’appui des experts du sujet à Haguenau, nous avons lancé un premier POC afin d’automatiser la création de produits sur notre site. Nous en avons des milliers à mettre en ligne chaque saison. Désormais, l’agent IA ingère le fichier de nos fournisseurs, structure la donnée dans le format attendu, télécharge et renomme les visuels produits, rédige les descriptifs, le tout selon le ton Ohlala. Nous n’avons plus qu’à vérifier les informations proposées et les charger sur notre plateforme ecommerce. C’est un gain de temps colossal pour les équipes, qui peuvent se consacrer à des tâches à plus forte valeur ajoutée.
Nous menons actuellement un autre projet, pour automatiser les réachats, en fonction de seuils d’alerte,, des commandes clients et des délais d’approvisionnements…
Quelle est la devise qui vous guide au quotidien ?
« Avancer avec passion, agir avec sens ». Ce qui m’anime au quotidien, c’est d’impulser le mouvement, fédérer les énergies et faire avancer les projets avec exigence, tout en donnant du sens à l’action et en plaçant l’humain au cœur du collectif.
Ohlala en un mot ?
Passion.
Ekkia en un mot ?
Agilité et dynamisme.





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