top of page

Épisode 2

  • EKKIA
  • 26 nov. 2025
  • 4 min de lecture

Mohamed Aabou et Yassine Belhaj sont les deux pièces maîtresses du contrôle de gestion chez Ekkia Sport.

 

Le premier, à l’initiative de la création de la BI et de l’exploration de l’IA au service de la performance du groupe, dans le sillage de Philippe Krebs.

 

Le second, tout aussi passionné par la data et les possibilités sans fin qu’offre l’IA quand elle est utilisée pour simplifier la tâche des opérationnels.

 

1️⃣ La transformation du métier par l’IA

2️⃣ Les premiers chantiers lancés et les quickwins

3️⃣ La vision du futur





Quel est votre parcours respectif ?


MA : après un master 2 à Brest Business School, j’ai fait un stage chez Ekkia sur le dernier semestre 2018 qui a débouché sur un CDI au 1er janvier 2019 en qualité de contrôleur de gestion. A cette époque, Ekkia était dans le creux de la vague avec une forte marge de progression sur le reporting, où l’Excel régnait en maître.

YB : de mon côté, j’ai fait mes études au Maroc, à Casablanca, avant d’intégrer l’EM Strasbourg et de faire un master Contrôle comptabilité Audit. C’est via mon école que j’ai intégré Ekkia, dans le cadre d’une alternance de septembre 2024 à septembre 2025, qui s’est également transformée en CDI.




Mohamed, racontez-nous comment vous avez posé les bases d’une nouvelle forme de reporting 


MA : je partage avec Philippe Krebs, notre DAF, une grande curiosité pour les nouvelles technos et tout ce qui peut améliorer les process et le fonctionnement de l’entreprise. Le déclic pour ma part, c’est le Covid. Du jour au lendemain, je me suis retrouvé à travailler chez moi avec une grande disponibilité d’esprit. J’en ai donc profité pour construire notre BI, afin de remplacer le reporting manuel que nous faisions, qui était très chronophage et qui ne tournait pas en dynamique par définition. J’ai centralisé les données, monté les dashboards en gardant en tête : « De quelles données ont besoin nos dirigeants pour piloter efficacement l’entreprise et réagir vite en cas de dérives ? ».




Puis, plus récemment, c’est l’intelligence artificielle qui vient transformer votre métier ?


MA : comme tout le monde, on jouait avec ChatGPT. Puis, on s’est mis à coder, à faire des scripts. Le vrai point de départ, c’est un chantier ouvert sur notre marque Ohalala pour référencer près de 15 000 produits. Un travail rébarbatif de deux personnes sur un mois qui ne pouvaient pas se concentrer sur des tâches à vraie valeur ajoutée. On a développé un process qui permet de prendre le fichier brut du fournisseur, de faire un script en python pour automatiser les guidelines titre-couleur-taille visuel, le tout en format Shopify compatible, et télécharger le résultat sur le site. Un quickwin qui a permis de gagner 90% de temps…


YB : nous avons la chance d’avoir, avec Pascal et Philippe, une direction à la fois très à l’écoute, qui ne nous interdit rien, et qui nous stimule en permanence. On apprend donc à manier ces nouveaux outils que l’on ne considère pas comme une menace. Alors, on s’autoforme, on s’inscrit à des séminaires, on échange avec des spécialistes IA. Il faut rester curieux et créatif. L’idée de base de Mohamed, ça a été de mettre en place des premiers modules qui nous libèrent du temps. Un temps que nous avons consacré, avec un échange permanent avec l’IT, à aider les autres services à automatiser des tâches récurrentes. On fait le lien entre les besoins exprimés et leur projection via l’IA.




Considérez-vous que votre métier n’est désormais plus le même ?


MA : clairement. Nous sommes maintenant vus comme des business partners. Avec Yassine, on partage désormais notre temps à 50% sur du controlling et à 50% sur l’IA. Avec le message en interne qui est de dire « vous avez un besoin ou un problème, venez-nous en parler, on va essayer ensemble de simplifier ». A titre d’exemple, on a ainsi imaginé un système d’alerte dans la gestion des commandes. Sur les 40 m€ d’achats annuels et les 15 000 références de notre catalogue, il y a immanquablement des erreurs humaines. Le module IA vérifie la cohérence de la quantité commandée, croise avec le stock et les délais de livraison, répercute la hausse des coûts et, en cas d’anomalie, envoie une alerte. A la clé, une économie générée de l’ordre de 500 000 €…


YB : on a cette chance avec Mohamed de parler exactement le même langage. Et d’être perçus comme des facilitateurs et en aucun cas comme des gendarmes. L’idée maintenant est d’étendre très rapidement ces quickwins à d’autres services et fonctions. Nous avons ainsi appliqué le principe de l’expérience Ohlala à notre nouveau site internet Padd aux Etats-Unis, en étroite collaboration avec Dimitrios, le développeur Padd, qui est aussi passionné que nous par la data.




Les chantiers du futur ?


MA : le chantier prioritaire, c’est de centraliser dans un cloud toutes les données actuellement réparties sur AS400, Shopify, Media system et d’autres systèmes, imaginer des workflows puis de recruter des agents IA qui vont organiser et interpréter la donnée, et mener des projets de A à Z. On table que ce sera opérationnel au printemps 2026.


YB : et bien sûr, on continue nos projets en lien avec les besoins remontés du terrain. Comme le chantier que nous venons de faire pour améliorer la prospection commerciale sur le Moyen-Orient - en scrappant les adresses sur Google map puis via un prompt en mettant en évidence les revendeurs que nous n’avions pas identifiés avec leurs coordonnées - ou encore l’industrialisation des deux catalogues numériques que nous diffusons chez Ekkia vers nos revendeurs.




Le mot de la fin ?


MA : avec Yassine, nous sommes convaincus que « celui qui ne change pas avec le monde, disparaît avec le passé ». Notre métier n’est plus le même et il est passionnant.



 
 
 

Posts récents

Voir tout

Commentaires


bottom of page