Episode 3

Dans les yeux d'Hélène Beigeaud, gérante des magasins PADD de Quimper, Vannes, Saint Brieuc et Brest.





Sur la base d’une première expérience de conseillère bancaire, comment en vient-on à gérer un magasin d’équitation ?


Oui, parcours plutôt atypique. Mais je ne renie pas cette expérience en banque qui m’a donné les bases de la gestion d’une entreprise et le sens du service au client. Après, j’avais tellement envie de voler de mes propres ailes et de préférence dans ce qui me passionnait… Ma famille est intimement liée au cheval, notamment mon père qui était écuyer au cadre noir de Saumur. Dès le plus jeune âge, j’ai monté en poney-club à La Baule. J’étais donc prédestinée à évoluer dans ce monde. Le déclic, c’est lorsque j’ai lu que Padd cherchait des profils comme le mien pour ouvrir des magasins. J’ai rencontré Pascal, Arielle, Jean-François, des gens de conviction pour lesquels j’ai eu un vrai coup de foudre professionnel. C’était fin 2007 et, moins d’un an plus tard, Padd Quimper ouvrait ses portes.




Belle évolution puisque, quinze ans plus tard, vous venez d’ouvrir votre 4ème magasin en Bretagne.


Et je ne l’aurais jamais cru ! J’ai débuté dans un petit local avec des objectifs très modestes. Je n’étais pas connue et il y avait une concurrence très installée sur Quimper. Le milieu professionnel m’a accueillie plutôt froidement, j’étais une femme, jeune de surcroît. J’ai donc misé sur les particuliers, du lundi au samedi dans le magasin et le dimanche en expo dans les clubs et concours. Les quatre premières années ont été très intenses. Le travail a fini par payer et j’ai fini par pouvoir recruter. En 2012, je duplique ma recette en ouvrant un Padd à Vannes, puis Saint-Brieuc en 2020 et Brest en 2022. Pour la petite histoire, j’ai ouvert à Saint-Brieuc le mercredi 18 mars… 3 jours avant le confinement. Je suis passée par le déni, la colère, la dépression. Puis, on finit par se retrousser les manches :)




Et le client ne vous a pas lâchée.


Probablement du fait que toujours beaucoup misé sur le sens du service, la qualité de l’accueil, la disponibilité. Nous avons maintenu le lien avec le click & collect et, en fin de confinement, l’affluence a été complètement folle. Nous avons été sur le fil du rasoir pendant des mois, il a fallu revoir nos procédures et outils, faire preuve de souplesse et d’adaptabilité. Une année exceptionnelle sur tous les plans.




Le client de 2008 est-il différent du client de 2022?


Oui et non. Oui, car il est aujourd’hui extrêmement exigeant en termes de délais d’appro, ses standards sont ceux du e-commerce. Il veut aussi pouvoir compter sur un SAV au top, avoir à disposition une grande largeur de gamme. Oui, car il se tourne également vers le réemploi, la seconde main, raison pour laquelle j‘ai sur Quimper un PaddTroc permanent depuis cinq ans. Non, car il a toujours besoin de toucher, de se faire conseiller par l’équipe qui est composée à 100% de cavaliers et cavalières. Et d’essayer bien sûr, c’est ce que nous faisons par exemple lorsque nous proposons à nos clients un service de saddle fitting, c’est-à-dire de venir chez eux afin de trouver la bonne selle pour leur cheval.




Quelle est votre moteur au quotidien ?


Le travail en équipe, l’implication, le dynamisme. C’est ce que recherche tout de suite lorsque je recrute. J’ai désormais 16 employés, 1 500 m² au global de surface de vente, il est primordial que chacun ait le sens de l’effort et du collectif. Et ça fonctionne plutôt bien puisque mes responsables de magasin ont tous débuté à mes côtés. J’ai pour projet d’ouvrir un nouveau magasin et je sais déjà à qui je vais proposer d’en prendre la direction. Il y a un vrai esprit de groupe chez nous.




Votre devise ?


« Toujours sincère ».




Padd en un mot ?


Je dirais la confiance, côté professionnel, et la qualité côté client.

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