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  • EKKIA

Episode 05

Sur la piste de Margot



Margot, vous étiez prédestinée à évoluer dans le monde de l’équitation ?


En tous les cas, c’était mon rêve. Je monte depuis que j’ai dix ans et avec mon cheval Azur, nous faisons des concours de saut d’obstacles au niveau amateur 1. J’ai même créé à 18 ans une écurie collaborative afin de mutualiser les coûts entre cavaliers. Niveau études, j’ai testé, une fois mon bac S en poche, les métiers de palefrenier et de groom mais j’ai finalement décidé de faire un DUT techniques de commercialisation, que j’ai prolongé avec une licence d’éco-gestion et une école de commerce, Neoma Reims.




Comment se passe la connexion avec Ekkia ?


J’ai rencontré une première fois Monique (Ndlr : van Dooren-Westerdaal) pour un stage chez euro-star à Mönchengladbach. Ensuite, les années ont passé et, pour me faire de l’argent de poche, je travaillais comme serveuse l’été dans une pizzéria de Strasbourg. Un beau jour, Monique a poussé la porte du restaurant et m’a reconnue, nous étions très contentes de nous retrouver. J’ai eu alors l’idée de proposer à Neoma de faire mon alternance chez Ekkia. C’était en 2018 et je suis toujours là !




En quoi consiste votre job de chargée de marketing ?


Au départ, j’avais la fonction de community manager et mon rôle a ensuite évolué du fait de départs au sein de l’équipe. J’ai repris notamment les shooting photos, qui sont désormais plus simples et authentiques. Nous avons une écurie partenaire à Kleinfrankenheim qui nous sert de cadre et nous mobilisons des cavaliers de notre réseau lorsque nous avons besoin de « mannequins ». C’est comme ça également que mon cheval est devenu la mascotte d’Ekkia, il est sur toutes nos communications ! Sinon, je gère plus globalement, auprès de Monique, la marque. On fait la jonction entre les créations des achats et le service au client.




Avez-vous des femmes qui vous ont inspiré dans votre parcours ?


Sans grande surprise, je dirai ma maman et ma grand-mère, ce sont de très fortes personnalités. Elles m’ont appris à rester indépendante, à ne dépendre de personne. Elles ont tendance à me dire que pas un homme ne doit nous dire ce que nous devons faire ou non. Côté personnalité publique, la navigatrice Florence Arthaud, première femme victorieuse de la route du rhum, qui a su aller au bout de sa passion. Elle m’inspire à la fois sportivement, mentalement et en tant que femme. Enfin, dans un autre registre, l’actrice Emma Watson. Très influente, elle a su toucher beaucoup de personnes de ma génération, elle incarne pour moi la femme féministe. Avec une grande liberté de parole, elle promeut l’égalité des sexes, l’éducation des jeunes filles dans le monde, les droits de la femme, et porte des combats importants. Tout en restant humble et élégante ! Je trouve important que des gens comme elle fassent bouger les choses.




Vous verriez-vous chef d’entreprise ?


Naturellement, on se pose certainement plus de questions que les hommes. J’en ai souvent discuté avec Monique, nous sommes plus sujettes au doute. Probablement dû à l’éducation que nous recevons. Un homme rencontre moins d’obstacles sur sa route. Mais je pense que c’est aussi une question générationnelle et que les choses ont commencé à changer. Quand je vois comment Clara qui codirige l’équipementier équestre Ohlala a fait décoller son entreprise, c’est plutôt rassurant ! Si je devais créer une entreprise plus tard, ce serait très certainement une marque de vêtements écoresponsables pour les cavaliers.



Que pensez-vous de la journée internationale des droits des femmes ?


Je dirai qu’elle est souvent mal utilisée. Si le réflexe c’est d’offrir des fleurs aux femmes de son entourage, c’est qu’on n’a rien compris. Là, il est question de leurs droits et c’est important de mettre en évidence, le 8 mars, qu’ils ne sont pas forcément respectés. N’oublions pas la citation de Simone de Beauvoir : « Il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question ». Le combat n°1 reste à mes yeux l’égalité homme/femme.




Vous êtes élue présidente de la république, quelle est votre première mesure pour les droits des femmes ?


En premier lieu, et en lien avec les violences faites aux femmes, que chacune d’elle soit entendue, et que par défaut on ne remette pas en question ce qu’elle dit. Le plus grand risque n’est pas de se tromper. Ensuite, je mettrais l’accent sur l’égalité salariale et la représentativité dans les organes de direction. On devrait voir les personnes plus que les genres.




Votre devise ?


Le métier le plus beau, c’est de vivre sa passion.




Ekkia en un mot ?


Développement.

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