Épisode 16
- EKKIA
- 27 avr.
- 3 min de lecture
Surnommé « Le Viking », Denis Marques codirige Finntack, acteur scandinave du marché équestre qui commercialise du matériel pour les chevaux et les cavaliers.
Avec une forte expertise initiale dans le domaine du trot, la marque finlandaise a élargi son offre sur l’ensemble du marché de l’équitation, avec notamment une très forte croissance liée à l’e-commerce.
🛣️ Le parcours de Denis ?
🏇🏻 La diversification ?
🔗 La rencontre avec Ekkia ?

Denis, vous êtes le plus Scandinave des Français, on vous surnomme même le Viking ! Comment passe-t-on d’un tout petit village lorrain à Oslo ?
J’ai effectivement grandi à Courbesseaux, 20 km à l’est de Nancy, où j’ai l’habitude de dire qu’il y a plus de vaches que d’habitants ! Au moment des études supérieures, alors que j’opte pour un BTS commerce sur Paris, un ami de mon père, vétérinaire à l’hippodrome de Nancy-Brabois, lui parle d’une opportunité d’intégrer la sellerie Grobois, située au cœur du Centre International des chevaux trotteurs, à Boissy-Saint-Léger. Et j’ai fait le saut. Moi qui aime le sport en général, j’ai appris à décrypter une course de trot, comprendre les stratégies, les associations jockey-cheval, la préparation... c'est devenu aussi passionnant pour moi qu'un grand match de foot. Et le centre de Grosbois, c'est une référence mondiale, qui accueille jusqu'à 2 000 chevaux en saison hivernale.
Et très vite, tout s’accélère.
Quelques mois après mes débuts, le groupe finlandais Finntack rachète la sellerie. Ils lançaient leur marque équitation, ils voulaient s'implanter en Europe. En trois ans, on a structuré la distribution, recruté des commerciaux, développé les ventes en gros. En 2009, le groupe me propose de devenir directeur commercial international. Depuis Helsinki ! Je suis parti, avec ma méthode Assimil sous le bras. Le groupe a continué de grandir, ouvert des dizaines de magasins en Europe, dépassé les 70 m€ de chiffre d'affaires. En 2019, un investisseur allemand a racheté Horze, la partie équitation. Mon associé finlandais et moi, nous avons repris la partie course, la marque Finntack. Un nouveau départ. J'étais installé en Norvège et j’avais prévu de déménager à Paris au printemps 2020 pour gérer mon activité depuis la France qui est, rappelons-le, le plus grand marché mondial du trot. Et puis patatra…
Le Covid a tout bouleversé. Comment avez-vous rebondi ?
Comme on avait des compétences textiles dans notre usine finlandaise, on a switché la production vers les équipements de protection médicaux ce qui nous a notamment permis de décrocher des contrats pour l'armée finlandaise et des hôpitaux. Plus de 700 000 pièces produites en 2x8. Ça a sauvé la société et ça nous a aussi appris énormément : on a fait des choses qu'on n'aurait jamais imaginé possibles.
Quelle ont été les grandes décisions d'après-crise ?
En premier lieu, réattaquer le marché équitation, la clause de non-concurrence liée à la cession des magasins Horze ayant expiré. On a développé notre site internet, aujourd'hui disponible en 18 langues, et on s'est demandé quels partenaires seraient les bons pour se développer en Scandinavie. La réponse, elle s'est imposée naturellement : Ekkia. Ce sont les leaders européens, avec une largeur de gamme et un savoir-faire incomparables. Et ça me faisait plaisir de travailler avec une entreprise française. En parallèle, sur le marché des courses, nous avons mis l’accent sur le développement du sulky américain pour le marché européen. En France, les brancards en acier sont interdits, on a donc travaillé pendant deux ans à les reproduire en carbone. Résultat : on a divisé le poids par deux, 16 kg contre 33 kg, tout en conservant la même rigidité et la même liberté de mouvement pour le cheval. Un concurrent détenait 95 % du marché français, aujourd'hui, la tendance s'est inversée ! Les deux dernières éditions du Prix d'Amérique ont été remportées par des chevaux équipés de notre sulky Yankee et, lors de la dernière édition, 15 des 18 partants en étaient dotés !
Quel est le poids de Finntack aujourd'hui ?
En 2025, nous avons atteint 10 m€ de chiffre d'affaires, avec une croissance à deux chiffres. Si le monde des courses reste notre cœur de métier, le marché équitation est notre locomotive de croissance avec un fort développement du e-commerce et de notre présence en ligne. Nous avons commencé avec une gamme restreinte de produits Ekkia, les résultats sont concluants, et on passe maintenant à la vitesse supérieure.
Votre devise ?
"Life is too short to drive slowly." On l'avait imprimée en grand dans notre usine. C’est assez représentatif de mon rapport au travail et aux décisions.
Ekkia en un mot ?
Professionnel et engagé.





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