Episode 12
- EKKIA
- 23 déc. 2024
- 3 min de lecture
🎙 À la rencontre de Sandie Galibert, directrice des magasins Padd de Nîmes et Alès.
👉 Atteinte du virus de l’équitation, elle fait le choix très tôt de mettre ses pas dans ceux de ses parents, propriétaires de deux selleries indépendantes, puis de passer sous pavillon Padd.

Avec le métier de vos parents, avoir votre propre commerce d’équitation était une forme de continuité ?
C’est sĂ»r que je suis tombĂ©e dedans quand j’étais petite. MotivĂ©s par un oncle sellier, mes parents, qui n’étaient par ailleurs pas cavaliers eux-mĂŞmes, avaient fondĂ© dans les annĂ©es 70 deux selleries indĂ©pendantes sous la marque Equistock, Ă Alès et NĂ®mes. J’ai commencĂ© Ă monter vers 4-5 ans avec le rĂŞve d’avoir un jour mon propre cheval. J’ai arrĂŞtĂ© une fois adolescente parce que ce que j’aimais c’était de pratiquer en pleine nature. Le travail en carrière me lassait, les compĂ©titions ne m’intĂ©ressaient pas. Tout naturellement, et comme je n’avais pas le goĂ»t des Ă©tudes, j’ai commencĂ© Ă travailler avec mes parents Ă mes 20 ans et 2 ans après j’ai achetĂ© ma jument tant attendue, Rhapsodie.Â
Comment s’est faite la rencontre avec Padd ?
Le commercial Ekkia connaissait très bien mon père et a Ă©voquĂ© le fait que, tĂ´t ou tard, un Padd allait se monter sur NĂ®mes. Et que c’était peut-ĂŞtre mieux que ce soit avec nous. Ni mon père, ni moi n’étions très enthousiastes, avec la crainte de perdre un peu notre âme : « une grosse boĂ®te », « des modèles vieillissants », « des Parisiens cravatĂ©s ». Au final, nous avons rencontrĂ© Arielle et Pascal et le contact est très bien passĂ©. Nous Ă©tions fin 2015, et le magasin de NĂ®mes est devenue une enseigne Padd Ă l’étĂ© 2016, suivi d’Alès en mars 2017. Pour ĂŞtre tout Ă fait transparente, nous avions des inquiĂ©tudes, notamment le fait de ne plus pouvoir travailler en direct avec d’autres fournisseurs, avec un risque Ă©vident de perte de clientèle. Et, Ă l’époque, Ekkia peinait Ă renouveler ses collections, ce qui a heureusement changĂ© quand Pascal a repris les rĂŞnes de l’entreprise en 2019.Â
Depuis vos débuts, en 2003, comment le client a-t-il évolué ?
En exigence tout d’abord. Il veut des nouveautĂ©s rĂ©gulières, des standards de service proches du e-commerce, des couleurs qui sortent du gris, bleu marine ou noir. Bref, il veut que ça bouge ! Il veut aussi avoir le sentiment d’une relation privilĂ©giĂ©e, d’oĂą l’importance d’être physionomiste, de s’intĂ©resser Ă sa pratique de l’équitation jusqu’à se souvenir du nom de son cheval et bien sĂ»r qu’il soit sĂ»r d’avoir des conseils avisĂ©s. Mes cinq employĂ©es sont toutes cavalières et prĂ©sentes depuis quatre ou cinq ans, cette stabilitĂ© rassure le client qui se sent comme chez lui quand il nous rend visite. Ce qui a changĂ© aussi, c’est l’attention portĂ©e au cheval. On vend ainsi des brides avec tĂŞtière anatomique, des dĂ©mĂŞlants Ă crinière, des shampooings, des sprays pailletĂ©s … Cet aspect bien-ĂŞtre Ă©tait impensable il y a vingt ans. Pour le satisfaire notre client, nous proposons aussi des services pĂ©riphĂ©riques au magasin, que mon mari dĂ©veloppe principalement auprès de nos clients au quotidien ainsi que dans les clubs et Ă©curies directement avec les pros : broderie, pressing pour couvertures tapis…, ainsi que la location d’un VL et van pour le transport des chevaux. Pour rĂ©sumĂ©, nos clients, nous les connaissons par cĹ“ur et on en fait un suivi personnalisé de dingue !Â
Votre relation avec Padd ?
Déjà , nous avons le sentiment d’une entreprise performante et qui a su heureusement rester très familiale. Mes échanges sont simples et faciles et je sais que je peux compter sur toute l’équipe mais surtout sur Arielle H24. Aujourd’hui, l’offre répond aux attentes des clients et est montée en gamme en termes de technicité et de qualité.
La qualité que vous préférez chez l’autre ?
La franchise probablement. A contrario, interagir avec des personnes hypocrites, malpolies ou impatientes m’est difficile.
Votre devise ?
Je n’en ai pas en particulier, mais elle tournerait autour de la nécessité de se remettre en question au quotidien. C’est nécessaire pour avancer.
Padd en un mot ?
J’en donnerais trois : ambitieux, familial, passionné. Ça nous réunit !





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